Exposition « C’est votre enfant? Sur les chemins de l’handiparentalité » et actu de septembre

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Voilà, c’est parti ! L’exposition itinérante « C’est votre enfant ? Sur les chemins de l’handiparentalité » voit le jour, un peu plus d’un an après son initiation par Handiparentalité.

Cinq familles de la région bordelaise, dont la maman est porteuse de handicap moteur ou sensoriel, se sont portées volontaires pour être suivies dans leur quotidien par la  photographe Anne-Sophie Mauffré.

Pour être brève, je dirais que l’objectif de ce projet photo est de faire connaître l’handiparentalité.

Aujourd’hui débute la toute première exposition de ce projet d’envergure jusqu’ au 25 septembre au festival de photoreportage Barrobjectif. Anne-Sophie a été sélectionnée et elle a choisi de propulser à la lumière une partie du projet en présentant deux mam’handis. C’est l’occasion de la remercier pour son enthousiasme contagieux, son investissement et toute l’énergie qu’elle consacre aux prises de vue avec bienveillance et belle humeur. C’est une chance pour l’association, pour les mam’handis mais aussi pour toutes celles et tous ceux qui découvriront le quotidien qu’on souhaité partager les familles avec le grand public à travers le magnifique travail d’Anne-Sophie. Les prises de vue témoignent également de temps forts dans la vie de familles atypiques et authentiques derrière son objectif assurément humain et intuitif.

Rendez-vous à Barro en Charentes du 17 au 25 septembre 2016

Anne-Sophie Mauffré-Rochelet et les mam’handis sélectionnées pour le photoreportage « C’est votre enfant? – Sur les chemins de l’handiparentalité »

 

Si vous ne pouvez pas vous rendre à Barro, alors rendez-vous le samedi 24 septembre à Cadillac pour la journée événement « Bouge ta famille »organisée par le réseau R’ de FamilleS, de 10h à 18h.

Bouge_ta_familleCette grande fête de la parentalité avec spectacles, ateliers, jeux, expositions, vous propose également un film débat, de décorer vos objets roulants pour une parade et un bal de clôture.

Retrouvez Handiparentalité :

  • A 10h30 dans le jardin du château : Valérie, vous propose dans le jardin du château un atelier « Langue des signes, Vive la communication entre tous! » (à partir de 10 mois). Cette maman malentendante, auxiliaire de puériculture, fait partie de l’association Handiparentalité. Elle anime des ateliers de LSF (Langue des Signes Française) pour les familles au Centre Papillon de Bordeaux.
  • Toute la journée, retrouvez l’exposition « C’est votre enfant? Sur les chemins de l’handiparentalité » sous la halle de Cadillac. Venez à la rencontre des mam’handis et de la photographe Anne-Sophie Mauffré pour croiser les regards et points de vue autour des photos.
  • A 16h, sous la halle, venez assister à la lecture théâtralisée de « Loupin et son aventure à 3 pattes » (dès 4 ans), un conte initiatique sur la différence, écrit par Florence Mejecase.

    loupinLa jolie histoire d’un jeune loup hors du commun sur fond d’aventures, d’humour et d’amour.  Venez chanter avec Delphine et Valérie qui mimera le spectacle en langue des signes. L’album « Loupin et son aventure à trois pattes » est publié aux Editions de La Lune Vague.

    L’association organise avec la ludothèque de Créon une grande collecte en soutien aux bouchons d’amour. Alors, si vous gardez vos bouchons, portez-les ce jour-là, des sculptures seront cachées dans plusieurs endroits de la ville, c’est là que vous pourrez les déposer! On compte sur vous!

Si vous vous déplacez (parfois) en vélo, en poussette, en skate, en fauteuil roulant, en trottinette, arrivez décorés ou venez décorer vos objets roulants sur place. Une parade roulante et un concours auront lieu à 16h 45, juste avant le petit bal de clôture de cette journée !

flyer_bouge_ta_famille-001Pour le détail de toute la programmation de la journée, rendez-vous sur l’événement facebook.

C’est votre enfant? – Sur les chemins de l’handiparentalité

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Une excellente nouvelle et la première étape du projet photo « C’est votre enfant? – Sur les chemins de l’handiparentalité » initié et porté par Handiparentalité et Anne-Sophie Mauffré-Rochelet.annesophie-mauffre-expo4annesophie-mauffre-expo16-300x225 Les photos seront présentées au festival de photoreportage Barrobjectif du 17 au 25 septembre 2016!

Le festival

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Communiqué PCH

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2013-12-06-bd-visual-identity-circleAujourd’hui, je laisse le clavier à Florence. Le message est d’importance et je vous laisse le découvrir.

Chers contacts, chers adhérents (ou futurs adhérents 😉), chers parents ou futurs parents ou en couple en projet d enfant, porteurs de handicap moteur et sensoriel, nous avons besoin de vous! LISEZ ATTENTIVEMENT CE QUI VA SUIVRE. CECI EST PEUT ÊTRE UNE RÉVOLUTION. URGENT !!!!💣💣💣

Comme vous le savez, l’association handiparentalité milite depuis 6 ans sur les questions politiques. 🎤Nous n’avons pas la notoriété de certaines associations ni un répertoire d amis politiques bien chargé. Néanmoins, nous avons fait du chemin avec les politiques locaux (33) et nous avons pu nous installer sur BORDEAUX avec le CENTRE PAPILLON pour proposer un accompagnement personnalisé.🏩
Un PLAIDOYER a été rédigé en 2013 avec notre équipe et les adhérents de l’époque. Nous l’avons diffusé partout. En PETITION, en COURRIER au gouvernement, aux députés, aux associations et structures, à certaines MDPH, à certaines PMI, aux facultés…
Aujourd’hui, nous avons besoin de vous pour le remettre à jour. Et c est urgent !!!
Nous avons besoin de connaître vos doléances, vos besoins, ce que vous souhaitez concernant une réforme de la PCH concernant une nouvelle politique famille et handicap, handiparentalité, ménage, course…👪💑💏👫
Depuis 2013, vous avez certainement des nouvelles choses à dire.
Depuis le début, nous travaillons AVEC vous et POUR vous. Notre équipe est petite, nos moyens également mais nous sommes proches de vous, à votre écoute. Si on vous demande ça aujourd’hui, c est qu une RÉFORME est en cours. Oui oui, vous avez bien lu. Marisol Touraine et Ségolène Neuville lancent une grande concertation associative pour faite évoluer la PCH. Nous attendons cela depuis si longtemps ! 🙌
J ai envie de dire, « ne nous emballons pas. Nous allons de déception en déception, mais si nous laissons passer cette occasion, nous le regretterons. »
Je suis dans l’impossibilité de voyager actuellement mais si quelqu un d’entre vous à la possibilité sur Paris de nous représenter, faites le savoir. Je doute que nous réussissions à avoir un siège pour cette concertation. Toujours une histoire de notoriété, de moyens et de nombres d’adhérents, j’imagine.
La bonne nouvelle, c est que le CHA qui y siégera propose qu’on lui envoie notre travail pour le faire passer. L’intérêt commun l’emporte. Et je suis ravie de cette proposition.
Alors à vos claviers, écrivez nous ce qu il faut améliorer. Donnez nous des exemples !
Vous pouvez répondre sous ce post, ou par mail à
florence@handiprentalite.org
Vous pouvez également demander à pierre@handiparentalite.org notre plaidoyer actuel. Et vous pouvez également voir avec lui pour adhérer.

Nouveauté également, vous pouvez adhérez en ligne sur notre site handiparentalite.org
Adhérer, c’est avoir plus de poids aussi.

SOYONS FORT. CHANGEONS ENSEMBLE LES CRITÈRES DE LA PCH !
ÉCRIVEZ NOUS.

Florence Mejecase Neugebauer présidente de l’association Handiparentalité.

La puériculthèque en… vidéo!

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2013-12-06-bd-visual-identity-circleJe vous propose aujourd’hui d’aller jeter un œil sur une vidéo… Et pas n’importe laquelle puisque vous y retrouverez Florence Méjécase Neugebauer pour vous présenter la puériculthèque de l’association.

Elle a été tournée lors du tournage du DVD intitulé « Accompagner les parents porteurs de handicap sensoriel ou moteur dans l’arrivée de bébé », initié par le Centre Papillon.

Au passage, et pour finir, retrouvez toutes les infos concernant ce DVD sur la page internet du Centre Papillon : http://www.centre-papillon.fr/dvd/

 

Femme porteuse de handicap et travail

Les semaines ont passé sans que je revienne sur le blog ou, pour être plus sincère, j’y suis venue à plusieurs reprises mais l’inspiration n’y était pas. De nombreuses raisons à cela, de natures diverses. Entre autres, reprise de mon activité professionnelle après un an de congé parental, rentrée des classes du grand et pour moi, les débuts chez l’assistante maternelle pour la petite dernière, on ne zappe pas les heures de rééducation inscrites à l’emploi du temps, sans lesquelles je ne tiens pas le coup et les aléas de la vie.  Une reprise sur les chapeaux de roues, bien amorcée, 2 mois avant sa date officielle le 3 novembre.

handiFinalement, le handicap se sera rapidement invité au centre des discussions avec ma nouvelle hiérarchie, sans que je le mette spécialement en avant. Oui, j’ai l’habitude, oui, je suis rodée comme un vieille bagnole, oui, je suis forte, oui, j’en ai vu d’autres… Oui, oui et encore OUI! M’enfin bon… Je m’en passerais bien d’autant plus que tout cela n’a aucun impact sur les compétences que l’on me demande, mes résultats et les projets que je porte. Il semblerait que la perception que l’on peut avoir de moi passe à travers le filtre des quatre roues qui m’aident à me déplacer, bien avant de se soucier des actions que je mène, du rayonnement que je peux avoir sur le public auprès duquel j’interviens. Perte de temps, d’énergie, entre sensation d’épuisement moral et réelle fatigue physique puisque je mène « plusieurs vies » de front… Voilà ce qui en résulte alors que je suis tout simplement passionnée par mon métier, motivée et plutôt du genre dynamique.

Habituée de par mon cursus atypique à des déconvenues lors des entretiens d’embauche (« Oui, vous avez le profil de compétences, mais bon de là vous mettre en accueil du public… », « Oui, oui, moi aussi j’aimerais bien conduire une Porsche, mais quand on ne peut conduire qu’une 2CV, on s’en contente… », voilà pour les quelques brèves d’entretien d’embauche dont je me souviens.), et ce dès mes 18 ans. J’ai tout de même réussi à travailler dans le secteur privé à plusieurs reprises et non sans devoir tout prouver et avec des coups bas, pour des jobs peu rémunérés et pour lesquels il m’est arrivé d’être congédiée sans motif particulier et surtout sans être payée. J’ai toujours fini par avoir gain de cause, grâce à la ténacité et à la force de caractère qui m’habitaient déjà.

Le choix de travailler dans le secteur public s’est profilé au fur et à mesure de ma recherche d’emploi. Je voulais aussi représenter, montrer qu’on pouvait. J’ai fini par tenter les concours, à une époque où la RQTH n’existait pas encore. J’ai passé les concours parce qu’ils offrent l’anonymat, au moins pour la partie admissibilité. Pas de nom sur la copie. Et paf, la surprise pour l’admissibilité! J’ai été reçue à plusieurs d’entre eux (Air France, CNRS, Éducation Nationale), notamment pour ceux que j’ai passés pour l’administration. Au bout de 5 ans dans l’administration, j’ai fini par m’ennuyer intellectuellement parlant, physiquement trop sédentaire aller travailler me coûtait beaucoup. Lorsque mes trente ans ont montré le bout de leur nez, j’ai repris mis études et ai travaillé avec ferveur pour obtenir le CAPES d’allemand que j’ai préparé par le CNED, je me sentais enfin prête à exercer ce métier. Cette fois, la RQTH est là, mais le mode de recrutement phase 1 est le même que pour tout les autres et repose sur l’anonymat. Et là, on ne peut pas vous dire que vous êtes là par hasard quand votre nom figure sur la liste des admissibles. J’en ai bavé tout simplement, le concours est difficile, je ne rougis pas de vous l’avouer. Et une fois que vous l’avez, vous n’avez pas fini. Une année de stage loin de chez moi, casernée avec des contraintes qui ne sont pas respectées. Je vous passe le « on ne fait pas dans le social ici » que je me suis entendu dire, fraîchement reçue, alors que j’expliquais combien mon année de titularisation s’annonçait difficile et exténuante. Depuis, je fais ma place, on me connaît, je connais des générations d’élèves, les premiers que j’ai eus sont maintenant de jeunes adultes et ça me fait plaisir lorsque j’en recroise certains au hasard de la vie.

Mais, le fait est que, tous les ans, il y a un truc qui cloche au boulot… ça tourne souvent autour de la question du handicap et l’accessibilité. Et non, tous les établissements publics ne sont pas accessibles et je suis bien placée pour le savoir.

Au travers de la situation personnelle  que je vous confie se reflète la problématique de l’emploi des personnes handicapées, et plus précisément des femmes en situation de handicap. Ce thème a d’ailleurs été relayé par les médias nationaux au mois de novembre 2016 à l’occasion de la 20ème semaine de l’emploi des personnes handicapées. Le rapport au sujet de l’emploi des femmes handicapées du Défenseur des Droits, publié au même moment, recense les discriminations qu’elles subissent. Les constatations sont affligeantes et je n’ai pu m’empêcher de repenser à mon parcours et à celui d’autres femmes en situation de handicap que je connais. Vous vous y retrouverez malheureusement aussi. Les inégalités en terme d’accès à l’emploi et de parcours professionnel sont désignées, il y est également très clairement spécifié que le fait d’être une femme et une personne handicapée les dessert. La perception de l’entourage professionnel y est décrit de façon assez juste pour peu que l’on ne soit pas tombé sur les personnes qu’il faut.

Comme toute maman, je ne perds pas de vue que le fait d’être mère est également un critère très souvent discriminant en matière d’emploi ou de maintien dans l’emploi pour n’importe quelle femme, alors ajoutez-le au deux précédents et vous vous rendrez compte que l’on peut alors parler de « triple peine ». Et si je continue raisonnablement de m’inquiéter, chaque année qui passe me rapproche d’un critère rédhibitoire qui n’est autre que l’âge… Excusez-moi du peu, on parlera alors de « quadruple peine »….

Dans la presse du mois de novembre 2016 :

Article dans Libération

Article dans les Echos

Article dans Elle

Le site du Défenseur des droits

Heureusement, un espoir s’illumine du côté d’internet et de l’emploi en ligne et des nouvelles technologies.

 

 

 

 

 

Sur les quais, aire de jeu totalement accessible. Chroniques de vacances d’été de Mamadline

Il fallait bien qu’il arrive, le 1er septembre… Heureuse de vous retrouver après quelques semaines de vacances et pas mal d’anecdotes à partager!

Vacances d’été

Soleil et chaleur sont toujours au rendez-vous, mais ne vous fiez pas aux apparences, les belles vacances à sillonner la France (pas de séjour à l’étranger cette année) ou tout simplement à profiter de bons moments chez soi et alentours sont bel et bien terminées. Comme d’habitude, je ne sais pas vraiment par quoi commencer… pour une petite rétrospective de l’été, alors pourquoi pas par le commencement ! 😀

De mon côté, cet été, j’ai opté pour faire tout ce que je pouvais et dont j’avais envie.

Partir en vacances en « handifamille », se loger

Tout d’abord, nous avions choisi de voyager en famille, et ce n’est pas toujours facile de trouver un logement qui allie les contraintes simultanées de pouvoir héberger parents et enfants en bas âge, surtout quand l’un des membres de la famille présente un handicap moteur et se déplace en fauteuil.

Nous, on a eu de la chance, en privilégiant le camping qui offre souvent des solutions d’hébergement collectif ou familial accessibles ; Ils sont assez nombreux à proposer également des activités accessibles et en famille.

Sur la route, on a même croisé un camping car de location adapté aux personnes à mobilité réduite ! Une alternative dont j’ignorais l’existence. Ça m’a donné envie de tenter l’aventure un de ces jours, qui sait !

Évidemment, lorsqu’on lorgne du côté des hôtels, il faut bien avouer que la contrainte du budget va rapidement vous mettre des bâtons dans les roues, c’est le moins qu’on puisse dire… (un peu d’humour ne nuit pas non plus!).

Mais, contre toute attente, on peut trouver occasionnellement des solutions adéquates. C’est via un site de réservation classique, que j’ai une nuit dans une suite familiale à prix plutôt abordable dans une hôtel tout accessible ! Si, hallucinant. Autant vous dire que sans l’offre à laquelle j’ai eu accès, je n’aurais jamais mis un pied ou une roue dans cet hôtel, loin du budget dont on disposait. Mais le fait est que tout y était adapté, de la chambre, à la salle de resto et l’accès à l’hôtel, bien sûr. Donc pas besoin de déballer sa vie, de préciser sa situation. Et là, franchement, ça fait du bien !!!!!!!!!!!!!!!!

La Culture accessible à tous ?!

Côté sites touristiques, passage en Touraine, visite du Clos Lucé, demeure de Léonard de Vinci. Un moment qui promettait d’être sympa et enrichissant. Mais c’était sans compter sur l’accueil : un 10 juillet 2016, on exige à l’entrée la mention accompagnateur sur ma carte d’invalidité (que je n’ai pas vraiment souvent sur moi) afin de faire valoir une éventuelle réduction pour un des adultes présents avec moi, réduction que je ne demandais pas à la base, je précise. Nous étions avec 2 enfants. Pas d’accès fauteuil ou poussette dans la demeure, passe encore… enfin bon, on est quand même privé d’une partie de la visite et on paie tarif plein.

Il s’est avéré qu’en tout état de cause : L’entrée dans le clos était bien compliquée toute seule et j’ai eu besoin d’aide à plusieurs reprises alors que je suis plutôt active et du genre bien autonome… De toute évidence, là aussi on n’a pas encore intégré dans certains endroits qu’une personne porteuse de handicap ne se promène pas qu’avec son « accompagnateur » estampillé MDPH mais qu’elle peut aussi être en famille et venir avec ses enfants. C’est de très bonne humeur (pointe d’ironie) donc que s’est déroulée cette visite dans ce bel endroit que j’ai quitté en devant demander de l’aide, et pour moi qui me galérais avec le fauteuil et pour mon mari qui se galérait avec la poussette. Ce n’est pas la première fois que, dans ce charmant département, des désagréments m’arrivent par rapport au handicap moteur. Il y a une dizaine d’années, garée sur une place GIC avec justificatif, le véhicule avait été verbalisé. Comme cela ne suffisait pas, des autocollants « stationnement gênant » avaient été collés sur le pare-brise et les fenêtres, en plein Tours Centre. Recours refusé, pièce justificative à l’appui…

Par exemple, dans la Creuse, le Parc aux loups de Chabrières tient tout à fait compte à la fois des contraintes des familles, des personnes malmarchantes (quelle qu’en soit la raison) et de celles en fauteuil roulant. A l’accueil, on vous explique ce que vous pouvez faire, ce qui a été aménagé. Tout a été anticipé. MERCI ! Pas d’histoire de carte d’invalidité ou de mention, MERCI !

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Le sentier des loups

Pour une fois, j’ai pu faire un parcours en cannes et l’autre, plus long et adapté, en fauteuil et profiter de mes loulous et… du loup! Hihihihi!

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Le Petit Chaperon Rouge

Pour répondre à mon titre, sans faire de raccourci, je serais tentée de dire – et l’expérience me le prouve malheureusement- que nous ne pouvons pas nous sentir les bienvenus partout… Pour ce qui est de visites de clos ou de châteaux, on comprend bien (on n’est pas complètement idiots) que tout ne peut pas être adapté. Il en va de l’ancienneté des bâtiments… etc. L’accueil qui est réservé, là, c’est actuel et c’est de l’humain… J’aurais pu ajouter à la liste, le château de Montesquieu d’où je me suis fait éconduire alors que je venais préparer un projet pédagogique pour un échange scolaire franco-allemand. « Le lieu n’est pas accessible », voilà ce qu’on m’a dit. « vous profiterez des jardins et c’est tout. » Faut pas pousser… Vous me suivez là?!

Fun, fun, fun : et les soirées dans tout ça?!

Enfin, quand je parle de culture, ça passe aussi par fréquenter des festivals, et cet été, on a eu plus que le choix! De retour à Bordeaux, on est parties à 2 mamans avec nos garçons au Relâche Festival. Le principe de ce festival est trop top, des soirées concert gratuites disséminées de juin à septembre, ouvertes à tout.e.s, dans divers quartiers de Bordeaux, un moment de détente pour partager un verre ou un repas (voire les 2), se délasser sur une belle programmation musicale.
Ce soir là, Jim Murple Memorial, groupe de soul reggae sur lequel je dansais pour mes 20 ans et que je ne pensais pas revoir de sitôt. Très heureuse et un brin fière de faire de ce concert le premier de mon fils de 5 ans, on part donc à 2 nénettes et nos loulous, sourire aux lèvres dans la perspective d’une super soirée au bord de la Garonne, à la galerie Les Vivres de l’Art. Pas un seul bateau de trottoir n’avait été prévu pour accéder au site, il a donc fallu demander à ce qu’on me porte pour passer un trottoir relativement haut. Heureusement, plus d’une paire de bras s’est proposée de nous aider! La soirée se passe plutôt bien, on prend une bonne petite bière pour accompagner le repas et arrive le moment fatidique où je mets en quête de toilettes pour moi et pour mon fils. Des toilettes, il y en avait mais pas un seule où j’ai pu entrer seule.
En gros, je me suis sentie plutôt stigmatisée et pas spécialement à ma place. J’ai dû demander de l’aide à la sécurité civile puisque que mon amie devait s’occuper de nos enfants. Cette situation soulève des questions : En cas d’urgence simultanée que serait-il advenu puisque la sécurité civile était occupée avec moi? Notez au passage que ce festival gratuit a le soutien de nombreuses institutions dont le Conseil Départemental, la ville Bordeaux… dont on connaît l’investissement auprès des personnes handicapées et des parents porteurs de handicap. Je suis également allée exposer le problème de vive voix et avec le sourire (s’il vous plaît!) à des membres de l’asso organisatrice que je connais depuis longtemps (pour l’avoir soutenue, très humblement et dans la limite de mes moyens, soit dit en passant…), on m’a fait dire que sous une fréquentation de 10000 spectateurs, la mise en place de toilettes accessibles n’était pas obligatoire. Le choix est donc délibéré et l’argument du bénévolat et de la gratuité tout trouvé. Bon, le fait est que je n’ai bu une seule goutte d’eau ou de quoi que ce soit  d’autre après l’événement, histoire d’éviter de renouveler les désagréments.
Excepté le fait que tout le monde s’est révélé très solidaire, j’ai quitté la soirée en me disant que le festival n’était pas ouvert à tout.e.s contrairement à la communication qui en est faite.  Merci pour la dimension humaine de votre relâche, j’ai bien failli pas me détendre avec vos histoires… Malgré cette pointe d’amertume, je garderai un beau souvenir de cette soirée Revival en ce qui me concerne et passage de flambeau pour les enfants présents! Des rencontres cocasses aussi pour une situation embarrassante, merci à ceux et celles qui garde un trait d’humour et leur côté humain en toutes circonstances! Ben oui, la problématique des bateaux de trottoirs fermés s’est posée au retour, mais là, avec mon petit gars sur les genoux. Finalement les barrières se sont ouvertes… Ouf!

Heureusement, la ville offre de belles soirées accessibles jusqu’aux aires de jeux pour les enfants, notamment sur les quais, sans oublier le miroir d’eau. On ne se gêne pas pour en profiter sans modération!

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Ceci dit, je m’agace… oui, je sais, mais on a écumé quelques parcs d’attraction par la suite et l’accueil y a été tout autre.

Évidemment, avec un enfant de 5 ans et un bébé d’un an, les parcs d’attraction, vous n’y coupez pas et ça se passe plutôt bien. Ça a été une première pour moi et franchement, top ! On est restés en Gironde et on n’a pas eu à se plaindre. Top accueil à la Coccinelle, vous savez même quelles activités sont accessibles ou pas. Tout est expliqué et on comprend tout !

Une mention spéciale pour le Youpi parc de Langon qui est plus que recommandable! Génial et accueillant pour petits et grands!

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Au youpi Parc de Langon! Certains y ont pris goût!

Enfin, tout ça c’était cet été….

Liens utiles:

Le guide touristique Petit Futé Handitourisme

 Tourisme et Handicap

Le petit mot de juillet

Le mois avait pourtant bien commencé, et puis il y a eu le drame du 14 juillet. Je n’ai plus de mots,  et ne souhaite pas m’exprimer davantage sur le sujet, redoutant d’être maladroite.

Alors, comme la vie continue malgré l’horreur et l’indicible, je vous propose de partager avec vous des douces nouvelles de l’association.

C’est le mois de juillet, le soleil, les vacances… et pour l’association Handiparentalité et le Centre Papillon : l’arrivée de deux petits bébés qui ont décidé de naître le même jour, en début de mois.

Pour ma part, j’ai très envie de partager avec vous le privilège immense que j’ai eu il y a quelques jours à peine, une aventure formidable pour moi : Transmettre à un papa en fauteuil ce qui m’a été conseillé et enseigné à la naissance de mon fils aîné : le portage en sling.

Forte de mon expérience et des conseils qui m’avaient été prodigués –Parents porteurs-Bébés portés 64-40-, Corinne Metral, directrice du Centre Papillon et conseillère en portage, m’a proposé de l’accompagner sur le terrain! Quel superbe moment j’ai passé!

Des émotions fortes tout du long : Tout d’abord  rencontrer la nouvelle petite famille et faire la connaissance de son petit garçon de 10 jours à peine, et puis très rapidement en fait, on passe à la pratique et au bout de quelques minutes à peine petit bébé est bien calme et protégé dans le sling que porte son papa plutôt rassuré finalement. Un soupçon d’assurance à prendre, le coup de main est un peu hésitant, mais à peine. Rien à rajouter… Fin de la séance, la maman s’y intéresse elle aussi! Le papa et son fils semblent à l’aise ainsi, des promesses de promenades en sécurité et coocooning en prime!

Je les ai quittés le cœur rempli de joie et de satisfaction, heureuse d’avoir transmis un  savoir précieux qui a compté beaucoup sur mon autonomie de maman à roulettes. J’espère pouvoir recommencer dès que le demande se fera. Honorée d’avoir pu le faire grâce à l’association Handiparentalité, qui au passage, fête ses 6 ans d’existence ce mois-ci!

En guise d’au revoir, je vous laisse avec la vidéo réalisée pour l’occasion!

Vous prendrez bien une petite tranche de vie

handicap_interdit_sVous restez chez vous, vous? Cloué(e) bien gentiment sur votre fauteuil roulant? Non, hein! Et bien, moi non plus.

Cela n’a d’ailleurs jamais été mon genre et quand bien même ma pathologie m’empêcherait un jour d’en faire autant qu’aujourd’hui, je sais que je ne tiendrais pas en place pour autant!

Depuis que je suis maman, j’y suis encore plus attachée, à cette idée! Mes enfants ne sont pas mes otages! Alors, je mets un point d’honneur et prends beaucoup de plaisir à mener une vie où l’autonomie est placée au centre du quotidien de la famille… Nous allons faire nos courses, du shopping, nous nous promenons… en famille. En bref, on croque la vie, quoi! Jusqu’ici, tout va bien, je sais que vous me suivez et que vous en faites autant, à n’en pas douter! 😀

Si d’être devenu parent donne des ailes, il y a des jours où la réalité vous rattrape. Celle avec laquelle vous devez composer depuis votre plus jeune âge pour celles et ceux atteints d’une pathologie génétique ou congénitale, depuis le jour où votre vie a changé pour les autres. Et oui, il y a de belles rencontres et des journées ensoleillées, mais il y a aussi les jours sombres et leur lot de mauvais coucheurs…
Ainsi, toute la force que vous mettez au quotidien pour abattre toutes les tâches que vous voulez exécuter est anéantie par la bêtise humaine… Et vous avez beau avoir foi en l’Humain, et bien, force est de ressentir et de constater que ce même Humain vous fait douter de vos choix, au moins quelques minutes… Ces quelques minutes (il n’en faut pas beaucoup d’ailleurs), empreintes d’une négativité sans borne, sans gêne, sans intelligence… vulgarité, grossièreté, insultes et autres comportement hystériques au rendez-vous. C’est vrai quoi, déjà qu’on est des privilégiés avec nos places de parking et toilettes réservées, il ne faudrait pas en plus demander gentiment un coup de main pour attraper une boîte de conserve rangée au dernier étage du rayonnage.

Dans la série des pépites, je me suis entendu dire : « Je ne peux pas vous aider. D’ailleurs, il n’y a pas 5 minutes, j’ai aidé une handicapée, j’ai fait ma BA. » No comment.

Une autre fois, après avoir tourné et tourné pour trouver une place sur le parking d’un supermarché, une dame daigne enfin venir récupérer son véhicule indument garé… On le lui fait remarquer plutôt calmement en fait (on doit sortir mon fauteuil, le landau…). La dame se met dans une colère noire, me hurle dessus, c’est vrai, ça ne m’a pas gênée, son indélicatesse et sa bêtise! Bonjour le tableau, elle hurle tellement fort que le bébé alors âgé de 3 mois se met à hurler, mon grand se demande pourquoi la dame est en colère et nous, on se demande pourquoi elle ne dégage pas… Besoin de se défouler?! Ça finira qu’on s’en ira, que peut-on faire contre tant de bêtise? L’impression d’avoir abandonné mais on ne pouvait pas rester là dans une pseudo-discussion, le rôle d’une discussion étant l’échange d’idées avec une issue. De ce florilège de situations urticantes fait également partie l’éternel imbécile heureux qui n’en a que pour 2 minutes, pour acheter sa baguette, téléphoner, retirer du fric…. et qui sait bien qu’il gêne mais s’en fout, persiste et signe.

Au final, sur les parkings des grandes surfaces et autres points de vente, dans les boutiques, dans la rue, que renvoie mon image de personne handicapée, et qui plus est de mère handicapée? Que je me déplace avec mes cannes anglaises ou que je sois en fauteuil roulant avec ou sans mes enfants, finalement, les situations où je suis soit agressée soit ignorée sont pléthore.

Ce n’est pas une nouveauté, toute mon existence a toujours été et sera toujours ponctuée de ce type de relations avec de sombres individus de la société, mon questionnement va plus loin désormais. En tant que responsable de famille, j’aspire à élever mes enfants, j’en fais les futurs citoyens de demain. De par la famille où ils ont vu le jour, mes enfants ont compris, au delà de tout discours (ils sont encore petits), que certains n’acceptent pas leur maman, que certaines situations sont tendues et violentes, qu’ils sont exclus de certaines fêtes parce que les parents de leurs camarades n’arrivent même pas à adresser la parole aux leurs .

J’essaie de les préserver au mieux, mais ils sont finalement aussi exposés que moi.

La Minca : le handicap n’est pas une identité

Citation

C’est la période des soldes et aujourd’hui, j’ai envie de vous parler e-shopping! Il y a quelques mois, Florence postait sur la page facebook de l’asso un lien vers La Minca… En bonne petite curieuse que je suis, je n’ai pas trop tardé avant d’aller sur ce site pour savoir de quoi il retournait. Autant vous dire que j’y suis restée un bon moment!

Enfin, une boutique pour acheter du matos qui donnait envie et qui répondait à des besoins réels en même temps! Pour une fois, je n’avais pas la sensation d’aller sur le site dédié à la perte d’autonomie, qui vous rappelle l’hosto… J’avais plutôt l’impression d’aller sur le site de ma boutique de fringues préférée et de découvrir du matériel au top niveau qualité!

Déjà, il faut bien préciser que La Minca, c’est plus qu’une boutique, c’est un concept, une philosophie, une start-up avec deux entrepreneurs qui en veulent et qui ont un projet innovant, qui ont envie d’ouvrir les perspectives des personnes en situation de handicap et d’échanger… ça fait un bien fou!

Rien que le slogan de La Minca, personnellement, me remonte le moral dans les baisses de forme : Le handicap n’est pas une identité – Et bien oui, et c’est une bonne chose de le dire car trop de personnes l’ignorent!

Ni une ni deux, j’ai flashé sur les petites roues avant dont je rêvais depuis un grand moment mais mon prestataire habituel faisait plus ou moins durer le plaisir, ne répondant pas à mes questions et me laissant comme qui dirait… dans le vent!

Alors, j’ai téléphoné à La Minca pour avoir de plus amples renseignements avant d’acheter. Et là, LE moment magique : vous avez un vrai interlocuteur au bout du fil, Sébastien. Il a répondu à toutes mes questions, a même anticipé certaines aspects techniques, a passé du temps a chercher les caractéristiques de mon fauteuil pour savoir si le produit que je comptais acheter conviendrait. FORMIDABLE! Il s’est trouvé que j’ai donc pu acheter mes roues, et en choisir la couleur! Le fin du fin, vous pouvez tout customiser ou presque. Tout est fait pour développer votre style, et je n’en finis pas d’adorer! Le colis est arrivé en un temps record et j’ai pu monter mes roues sans un accroc, forte des conseils qui m’avaient été prodigués.

Je termine mon expérience d’achat qui, vous l’aurez compris, mériterait un 50/20, si je devais la noter.

J’ai bénéficié de conseils pour le montage de mes roues et j’ai pu rendre compte de mon expérience d’achat auprès de La Minca. De la bienveillance, un interlocuteur fort sympathique, du professionnalisme, que du positif. +++++

Allez, je vous recommande d’aller découvrir de quoi il retourne sur internet en visitant le site internet La Minca.

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Le fil de publications est très intéressant et ça bouge!